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stamina28



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Date d'inscription : 05/10/2009

MessageSujet: Comment réagir?   Lun 05 Oct 2009, 16:08

Bonjour à tous!

Je suis un père de famille de trois filles (14,8 et 6 ans), récemment séparé (février). Voici mon problème, ma fille ainée est complètement hors de contrôle et ce du plus loin que je me souvienne! Le problème est que son vécu n'est pas banal et attire innévitablement à la simpathie et la compation de la part de tous ceux qui croisent sa route. Son histoire est la suivante. J'ai connu sa mère il y a longtemps (19 ans) alors qu'elle était enceinte de deux mois d'un gars qui ne voulait rien savoir de sa paternité. J'ai rapidement développé une simpathie puis de l'amour pour cette jeune femme. Les choses se sont gâtées pas longtemps après la naissance de notre fils Steven. Il est décédé du "Shaking Baby Syndrom" et j'en ai été le seul responsable. J'ai fait face à mes responsabilitées et j'ai fait de la prison (5 ans). J'ai eu beaucoup de difficuletés à accepter ma responsabilité du fait que j'adorais mon petit garçon et que notre famille allait bien! Bref, ma conjointe de l'époque et moi avons décidé d'avoir un second enfant, même si tout notre entourage nous le déconseillait fortement. C'est dans ces circonstance qu'Ève est née, alors que je venais à peine d"être incarcéré pour homicide involontaire. Je n'ai donc pu assister à l'accouchement et par la suite, j'ai vu ma fille seulement par le biais de visites de quelques heures. Puis ce que je crois être le début du présent cauchemar arriva. Ève fut victime d'une aggression sexuelle sauvage alors qu'elle n'avait que quatre ans environ. Le coupable était connu, un ami de la mère qui porte le même prénom que moi de surcroit, Stéphane!!

Pas besoin de vous dire que ma fille en a été profondément tramatisé et avait de fréquents cauchemars ou elle se réveillait en état d'histérie. Ayant été libéré quelques mois après ce terrible drame, j'ai vu de mes propres yeux toutes cette douleur qu'elle revivait soir après soir et de vivre une totale impuissance! J'ai aussi assisté, comme ma fille à l'acquitemment du coupable, parce que sa mère et ses amis ont tous mentis afin de se couvrir, car ils avaient laissé ma fille avec cet homme et ils avaient donc peur d'être tenu pour en partie responsable. Le résultat est que ma fille a du affronté à la court, celui qui l'avait menacé si elle parlait et ce monstre est libre car sa mère a refusé de dire la vérité! À ce moment, ma fille demeurait chez ma mère en attendant que je me trouve un travail, un appartement et que je le meuble. Je ne peux pas trop dire comment elle a réagit suite à cette nouvelle que je crois très destructrice. Mais quand je la voyais, elle parraissait bien s'en sortir, en tenant compte des circonstances et ses progrès étaient lent, mais elle en fesait.

Puis elle venu habiter chez moi, après environ un an, alors que j'avais une conjointe et nous sortions à peine de l'hopital, ou ma conjointe venait de donné naissance à notre première fille. Les premières semaines ce sont bien passées, mais rapidement, nous avons constatés que quelque chose n'allait pas avec ma fille Ève. Le premier incident est survenu alors qu'Ève esseya de boucher le nez de sa jeune demi soeur qui n'avait que quelques semaines! C'est ma conjointe qui l'a surprise sur le fait. Comme je n'ai pas assisté à la scène, ma conjointe m'en fit part et elle n'a pas aimé le fait que je défendit ma fille en disant qu'elle ne se rendait probablement pas compte de la grave conséquence qui aurait pu en découler! Par la suite il y eu plusieurs évenements et à chaque fois, je n'étais jamais témoin de la scène. Comme alors que nous étions en visite chez la soeur de ma conjointe, ma fille s'amusait dans la chambre du fils de la soeur de ma conjointe. Alors que la soeur alla faire une vérification de routine avec ma conjointe pour s'assurer que tout allait bien, elles surprient Ève en plein attouchement sur le garçon qui ne disait rien. Mais quand les deux soeurs lui demandèrent ce qu'elle faisait là, elle se mit à dire que c'est lui qui la touchait et qu'elle ne l'avait pas touché, même si ma conjointe et sa soeur lui affirmaient qu'elles avaient assisté à la scène. Elle se mit même à pleurer en insistant. On aurait dit qu'elle croyait vraiement ce qu'elle affirmait. C'était comme ça pour chaque situation. Et à chaque fois je trouvais une explication qui me permettais d'avoir un doute sur sa responsabilité. Puis ce fut les problèmes de comportement à l'école. Les années passants et les problèmes quotidiens s'accumulants, le ciment familial qui c'était alors agrandi d'une autre fille, n'allait plus et je demanda alors de l'aide à la DPJ. Ils nous ont alors supporté durant une année, durant laquelle ma fille eu un suivi psychologique et psychiatrique, avec prise de Ritalin, durant laquelle ma fille se stabilisa quelque peut, mais elle insista pour que je cesse le Ritalin et les suivis. Ayant toujours ce capital de simpathie pour ma fille, ce qui est bien normal, je ne put refusé. Je suis le premier à le reconnaître, ce fut une grave erreur! La psychologue indiqua de bien surveiller ses comportements sexuelles de ma fille, car elle disait percevoir un début de comportement d'aggresseur, afin disait-elle, de prendre le contrôle et de se sentir plus en sécurité. Mais bien entendu, il ne se passait rien que nous sachions et je trouvais l'affirmation de la psy un peu extrême. Ca ne se pouvait pas que ma fille que j'aimais tant devienne une aggresseure sexuelle. Mais l'image que j'avais de ma fille s'est complètement effondré alors que ma conjointe vennait de me quitter, car elle m'avait demandé de faire un choix entre ma fille Ève et mes deux autres filles issu de notre union de 7 ans. Je lui dit que ca ne se demandait pas et c'est ainsi qu'elle partie. Je respectais sa décision, même si ça me brisa le coeur de voir notre famille ainsi brisé, mais dans ma tête, je ne pouvais pas abandonner ma fille Ève, qui avait vécu plusieurs drames terribles.

Mais c'est à ce moment que ma fille se mit à agir de façon très bizarre. Elle se mit à être plus énervé, à vouloir sortir constamment avec une amie récente et elles se tennaient avec des gars continuellement, elles avaient toujours de l'argent de poche alors que je n'en avais pas à lui donner. Elle disait que c'était le père de son amie qui leur donnait et je la croyais. Mais voilà qu'un jour je la surpris à fouiller dans ma chambre. Puis à essayer de défoncer la porte arrière de l'appartement. Finalement, elle me demanda d'inviter sa copine à coucher à la maison. Ce que j'accepta car je ne voulais pas qu'elle soit trop affecté du départ de ma conjointe et de ses deux demi soeurs. Le soir, alors que je vis la porte de la chambre des filles fermé, alors que la consigne était de ne jamais fermer la porte, je l'ouvrit et les surprisent, elle et sa copine, en tentative de sortir par la fenêtre (nous étions au r. de c.), maquillé comme des prostituées. Je me mit aussitôt en colère et leur demanda de rentrer aussitôt et de se coucher, la porte ouverte. Elle me redemanda de rinviter sa copine la fin de semaine suivante et j'accepta à nouveau. La soirée se passa bien jusqu'à ce que j'aille prendre ma douche. Ma fille et sa copine ont débaré la porte de la salle de bain et elles ont arraché le rideau de la douche et elles rigolaient. Moi je me suis mis en colère et leur dit de refermer la porte tout de suite! Le soir, comme tous les autres soirs, je me suis coucher alors qu'elles étaient en pyjama dans la chambre des filles. Comme j'avais l'habitude de dormir sans sous-vêtement, je ferma complètement la porte de ma chambre et m'abrilla jusqu'au coup, puis m'endormit assez rapidement. Mais mon sommeil fut de courte durée car je me suis réveillé alors que je sentais que quelqu'un me touchait le pénis. Je me suis assis dans le lit et je réalisa assez rapidement, à mesure que je sortais de mon sommeil, que les attouchements vennaient de ma propre fille et de sa copine! Je me suis mis dans une colère telle que j'ai commemcé à crier après la copine de ma fille, car c'est elle qui se trouvait devant moi à ce moment là. Durant ce temps ma fille s'était déshabillé complètement nue et sautillait comme une super balle. Même sa copine en fut surprise, c'est alors que je leurs ai dit d'aller se recoucher tout de suite. Mais moi, je ne put me rendormir avant deux heures environ, car je ne comprennais plus rien. Pour moi, toute ma perception que j'avais de ma fille, vennait de s'écrouler. Du coup je commencais à comprendre que ma fille m'avait joué une belle comédie très longtemps et que je n'avais rien voulu voir. Je compris alors que ma conjointe des sept dernières années avait probablement raison et que j'étais dans l'erreur. Je me suis mis à me demander pourquoi je n'avais pas réagit plus violamment sur le coup. Dès lors, je me suis souvenu d'une aggression sexuelle que j'avais vécu en prison et que je n'ai jamais consulté pour m'en libérer, car c'était trop douloureux et j'avais trop honte d'avoir rien fait pour empêcher ça d'arriver (en prison). Je me suis mis donc, à revivre cette aggression, celle de ma fille et de sa copine et le sentiment de honte en fut comme double. Comment moi, un homme avec un physique athlètique, pouvait avoir laissé se produire deux aggressions sexuelles sans pouvoir les empêcher! Juste d'en reparler ici m'est excessivement difficile émotivement! Donc, le lendemain matin, je dit à ma fille que sa copine devait partir et qu'elle irait chez sa mère pour quelques jours, mais dans ma tête, je savais que je ne voulais plus qu'elle habite chez moi. J'ai appelé sa mère pendant qu'elle disait au revoir à sa copine et j'ai demandai à sa mère de la garder pour la semaine, prétextant la rupture récente avec la mère de mes deux autres filles. Je ne lui ai rien dit de ce qui c'était passé, de peur qu'elle refuse de s'en occuper, elle qui fut une mère assez absente durant les dernières années. Après qu'elle eu accepté, j'appela la DPJ et je leur expliqua que je ne voulais plus rien savoir de ma fille pour un bon bout de temps et que je ne pouvais pas dire pour combien de temps, mais que ce serait certainement en années! Que je ne voulais plus avoir aucune nouvelle de ma fille. Je ne leur ai pas donné de raisons claires, car j'étais alors déchiré entre la honte, la colère et la tristesse, une profonde tristesse.

Puis les semaines passa (2 ou 3) et je dut dire à la mère qu'elle devait la garder, que je ne voulais plus l'avoir avec moi. Sa mère a réagit alors comme moi avant, elle senti le rejet que notre fille allait vivre. Elle me la passa et j'ai appris la nouvelle moi-même à ma fille. Sa réaction fut terrible, elle me traita de tous les noms en pleurant. Puis quelques jours après, je reçu un appel de sa mère qui me dit que ma fille m'accusait d'actes sexuelles, sans me donner de détails. C'est alors que je lui dit qu'effectivement il y eu des actes sexuelles, mais qu'elles avaient été comises par ma fille et sa copine! Bien entendu elle ne me croyait pas et je ne m'attendais à rien de moins car je connaissais maintenant la formidable capacité de ma fille à mentir et manipuler les gens. Des accusations fut donc portées contre moi. Puis, environ deux ans plus tard, alors que je la croisa par hasard à l'hopital, elle retira sa pleinte en racontant la vérité, qu'elle avait inventé tout et qu'elle avait insisté auprès de sa copine pour la convaincre de faire de même.

Mais avec tout ce qu'elle a fait et dit, chaque fois que je la revoyais je ne pouvais m'empêcher de revoir et revivre les choses qu'elles ont faient. Je me suis mis à être distant et à ne pas la voir très souvent. Jusqu'à ce que j'appris la semaine dernière, qu'elle avait des idées suicidaires. J'ai donc parlé avec sa mère et je suis venu parler avec ma fille, devant sa mère. J'ai alors expliqué à ma fille que si je ne la voyais pas plus souvent et que je ne l'appelais pas plus souvent qu'elle le souhaitait, c'était parce que je ne pouvais m'empêcher de revivre tout ce qui c'était passé "le" soir en question. Que je ne me sentais pas à l'aise en sa présence et je lui demenda de comprendre et de me laisser du temps. Elle réagit sur le coup en me demandant "Tu ne m'en veux pas j'espère?" et je la rassura en lui expliquant que je ne lui en voulait pas mais que je me sentais quand même mal à l'aise en sa présence, surtout du fait qu'elle fait comme si de rien n'était! Elle me dit qu'elle comprennait. Je lui ai demandé de m'expliqué pourquoi elle avait des idées suicidaires et elle m'expliqua que dernièrement, elle avait perdu plusieurs personnes proches avec qui elle avait une bonne amitiée. Je lui ai aussi expliqué que tant qu'elle serait instable ainsi et qu'elle aurait des problèmes de consommation(qui remonte à quelques mois avant la fin de son séjour chez moi il y a 3 ans), donc instable, que je ne lui permettrais pas de voir ses deux demi soeurs. Elle me dit instantanément que c'est normal, mais son regard disait tout autre chose, comme une colère retenue. Notre discussion devant sa mère se termina par une collade qui venna d'elle, mais j'étais quand même sincère dans mon geste, elle sera toujours ma fille. Puis voilà qu'aujourd'hui, j'apprend par sa mère qu'elle dit à nouveau que j'aurais posé des gestes sexuelles et qu'elle ne veut plus me voir! Je ne suis qu'à demi surpris, car j'ai bien vu que notre discussion ne lui a pas fait plaisir!

Est-ce que je devais mentir pour lui faire plaisir? Ne dois-je pas protéger mes deux autres filles? Finalement, comment réagir face à cette nouvelle aggression psychologique de sa part? Je vous dirais que présentement, je suis tellement déçu et en colère que je n'ai plus envie de la revoir, j'ai juste envie de la laisser pour toujours! Je suis très déprimé, car j'ai l'impression que c'est le lien que j'ai avec mes deux autres filles qu'elle cherche à détruire et c'est tout ce qui me reste et elle le sait très bien, elle qui a maintenant 14 ans! Je ne sais plus quoi faire, je sais que j'ai besoin de consulter car le moral est bas, mais je n'ai pas les moyens financiers pour avoir de l'aide et remonter la pente. Voilà la raison qui m'a poussé à écrire mon histoire ici, publiquement!

Merci d'avoir pris le temps de m'avoir lu surtout que j'avais besoin d'expliquer et de parler de ce vécu, un véritable cauchemar qui dure depuis décembre 1999!

Stéphane
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